Le traumatisme
Du figement à la présence
Marie Agnes
5/29/20254 min read


Du Figement à la Présence : Comprendre le Trauma entre Psyché et Énergie
Nous traversons tous la vie avec notre lot d'épreuves. Pourtant, face à un même événement, une personne en sortira indemne tandis qu’une autre en restera profondément marquée. C'est que le traumatisme ne réside pas dans l'événement lui-même, mais dans la manière dont notre système global — psychique, nerveux et énergétique — a été capable, ou non, de digérer l'expérience.
1. Les Deux Visages du Trauma : Événementiel vs Développemental
Pour bien comprendre le trauma, il faut distinguer deux grandes manières dont il s'invite dans nos vies :
Le trauma lié à un événement (choc aigu) : C’est un impact unique, soudain et violent. Un accident de voiture, une agression, une catastrophe naturelle, un deuil brutal. Le système est pris de court par une décharge d'intensité massive.
Le trauma de développement (relationnel et chronique) : Plus subtil, il s'installe dans la durée, souvent durant l'enfance. Il s'agit de négligence émotionnelle, d'un climat d'insécurité permanent, d'un parent imprévisible ou d'un manque d'accordage affectif. Ici, ce n'est pas un "gros boom", mais une micro-dose quotidienne de stress qui façonne l'architecture de l'enfant.
2. Comment se crée le trauma : La physiologie du figement
Face à un danger, la nature nous a dotés de réponses automatiques portées par notre système nerveux autonome : la fuite ou le combat.
Le traumatisme se crée lorsque ni la fuite ni le combat ne sont possibles. Imaginez une biche poursuivie par un prédateur : si elle est acculée, son système passe instantanément en mode sidération / figement. C'est le bouton d'arrêt d'urgence. L'énergie massivement mobilisée pour courir ou se battre se retrouve instantanément bloquée à l'intérieur du corps, comme si on écrasait le frein et l'accélérateur en même temps.
La Dissociation : Le bouclier ultime
Dans ce moment de figement, si l'horreur continue, la psyché utilise son mécanisme de secours le plus puissant : la dissociation. Sur le plan psychique, c'est un mécanisme de survie brillant. L'esprit se sépare du corps pour ne pas ressentir l'insupportable. On devient spectateur de sa propre vie, on plane au-dessus, on s'anesthésie.
Le problème ? La dissociation est une excellente stratégie à court terme, mais elle a un coût exorbitant à long terme : on reste "coupé" de soi, le mental d'un côté, le corps de l'autre.
3. Les Ponts entre Psyché et Énergie : Ce que le corps retient
Ce que la psychologie appelle "dissociation" ou "refoulement", l'énergétique le traduit par une cristallisation ou une fragmentation.
L'énergie est par définition un flux constant. Lorsque le trauma frappe et que la dissociation s'active, cette énergie de survie (une charge électrique et émotionnelle colossale) n'est pas déchargée. Elle reste prisonnière du corps physique et des corps subtils.
Dans les tissus (Fascias) : Les fascias, ces tissus conjonctifs qui enveloppent nos muscles et organes, agissent comme une bande magnétique. Ils retiennent la mémoire du spasme, de la peur. C'est l'armure corporelle.
Dans les corps subtils : La dissociation crée de véritables "trous" ou "décalages" dans l'aura. La personne n'est plus totalement incarnée dans son véhicule physique ; son énergie est projetée vers le haut (le mental) ou vers l'extérieur.
Dans les chakras : Les centres d'énergie se figent. Un trauma de développement (insécurité) bloquera le chakra racine, tandis qu'un trauma de choc (trahison, deuil) verrouillera le plexus ou le cœur par exemple.
4. Le vrai défi : Rester en lien avec soi et le monde
On ne peut pas contrôler les événements de la vie. Le but de la guérison n'est pas d'effacer le passé ou de prétendre qu'il n'a pas eu lieu. Ce qui pose problème, ce n'est pas le trauma lui-même, c'est l'isolement et la coupure qu'il installe en nous.
Le trauma nous sépare. Il nous fait croire que nous sommes en danger permanent, rendant le lien aux autres menaçant. Guérir, c'est réapprendre à habiter sa maison (son corps) et à rouvrir les fenêtres vers l'extérieur.
Quel soutien pour s'en sortir ?
Pour que le système accepte de se "défier", il a besoin de sécurité. On ne peut pas guérir un trauma par la force ou par une volonté mentale. Le soutien idéal combine :
La Co-régulation : Être en présence d'un thérapeute, d'un groupe ou d'un proche dont le système nerveux est calme. Par résonance vibratoire, notre propre système apprend à se détendre.
La Compassion : Cesser de voir nos blocages comme des défauts, mais comme des monuments de survie.
Le Rythme : Aller à petits pas. Si on cherche à libérer trop d'énergie d'un coup, le système se
re-traumatise.
5. La Vision Énergétique : La reconnexion et le recouvrement des parts
En énergétique, guérir d'un trauma s'apparente à un processus d'alchimie et de rassemblement. Lors de la dissociation, c'est comme si des morceaux de notre miroir intérieur s'étaient brisés et éparpillés dans l'espace-temps pour rester en sécurité, loin de la douleur.
Le traitement énergétique consiste à aller rechercher ces "parts de soi" exilées :
Le Recouvrement d'Âme / de Conscience : Par l'intention, le soin et le voyage vibratoire, le praticien ou la personne elle-même retourne à l'endroit du figement, non pour revivre le drame, mais pour envelopper la part d'elle qui y est restée bloquée (l'enfant terrifié, l'adolescent en colère) et lui dire : "Le danger est terminé, tu peux revenir à la maison."
La Remise en Mouvement du Flux : En envoyant de l'énergie (par le magnétisme, le son, le souffle) sur les zones de kystes énergétiques, on invite doucement la glace à redevenir eau. La charge se dissout, le champ électromagnétique se réaligne, et la personne récupère sa force vitale.
Guérir, c'est s'apercevoir que malgré la tempête, notre essence profonde n'a jamais été détruite. Elle attendait juste que la sécurité revienne pour se réincarner pleinement.